03 décembre 2008
Petit WE à Paris !
Ou les 3 sœurs enfin réunies !
09 octobre 2006
Exposition Disney au Grand Palais
Très intéressante, avec une présentation conjointe des différentes oeuvres de Disney avec les livres, films et tableaux ayant inspiré ces oeuvres. Par exemple, la scène de Blanche neige et les 7 nains où le prince chante sous le balcon de Blanche Neige fut inspiré par une scène équivalente d'une des nombreuses versions cinématographiques de Roméo et Juliette sortie peu de temps auparavent.
Présentation également de nombreuses études préliminaires de personnages, de scènes, mais également des décors de production... à en rester bouche bée devant les détails de certains, tout cela ayant été peint à la main... Même avec de la simple gouache, on peut faire des dessins magnifiques ! Certaines scènes de forêt étaient ahurrissantes !
Mais interdiction de prendre des photos...

A voir absolument, certes, faut pas être allergique aux Disney, mais ne serait - ce que pour la qualité de certains dessins ! Faudra, par contre, que j'aille rechercher à quoi correspond les techniques de l' "eau forte" et de la "détrempe sur toile", que j'ai découvertes durant cette expo, justement !
Juste un regret, mais ce n'était pas vraiment le thème de l'exposition, il manque juste une explication de comment se réalisaient les dessins animés, avec les celluloids etc... J'ai découvert cela lors d'une exposition l'année dernière, sur Hayao Miyazaki, et vu le travail que c'est, ce serait à expliquer, ou tout du moins à évoquer, d'autant que certains décors de production sont présentés avec les celluloids.
Mais l'impression générale reste positive ! Vivement que j'ai le temps de me remettre à dessiner !
Voici la présentation de l'expo, telle que rédigée sur le site du Grand Palais :
Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux, Paris, et le musée des Beaux-Arts de Montréal, où elle sera présentée du 8 mars au 24 juin 2007.
Walt Disney (1901-1966) est certainement l’un des créateurs les plus originaux du XXe siècle. S’il n’est pas l’inventeur du dessin animé, il est le premier à lui donner une audience universelle. La réussite exceptionnelle de ses productions les range parmi les modèles de la culture américaine de masse, jusqu’à faire oublier leur extraordinaire genèse.
Culture populaire et culture savante s’ignorent le plus souvent, et les liens qui les unissent sont mal étudiés et mal connus. Les longs métrages d’animation de Walt Disney, depuis Blanche-Neige et les Sept Nains, en 1937, jusqu’au Livre de la Jungle, en 1967, sont un des exemples les plus frappants d’influences réciproques entre ces deux cultures. Dans cet esprit, l’exposition se propose de rapprocher les dessins originaux des studios Disney des œuvres et créations de l’art occidental qui les ont inspirés.
Les origines : « … Et tout a commencé par une souris ! » (Walt Disney)
Premières sources
En 1928, Walt Disney réalise Steamboat Willie, le premier court métrage d’animation avec son synchronisé de l’histoire du cinéma, donnant vie à l’un des personnages les plus célèbres du siècle, Mickey, imaginé par Disney et mis en forme par Ub Iwerks (1901-1971). En 1935, La Fanfare (The Band Concert) met en scène Mickey pour la première fois en technicolor. Dès lors et tout au long des années trente, les Oscars saluent régulièrement la production des studios Disney, jusqu’à la sortie en 1937 de Blanche-Neige et les Sept Nains. Premier long métrage d’animation, ce film est un énorme succès international et marque la naissance d’un genre capable de rivaliser avec le cinéma hollywoodien.
Walt Disney et les dessinateurs pionniers des studios Disney
Le talent de Walt Disney, qui renonce très tôt à dessiner, repose sur une intuition artistique infaillible, tant dans le choix et le rôle de ses collaborateurs que dans celui des sources littéraires ou artistiques de ses films. Il recrute ainsi quelques-uns des meilleurs illustrateurs européens émigrés en Amérique : le Suisse Albert Hurter (1883-1942), le Suédois Gustaf Tenggren (1886-1970) et le Danois Kay Nielsen (1886-1957). Formés dans les académies d’art de leurs pays, ces pionniers ont instillé leur culture dans les premiers films des studios, notamment Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), Pinocchio (1940) et Fantasia (1940).
Sources littéraires et cinématographiques
Sources littéraires
Les grands classiques de la littérature européenne ont offert les sujets de nombreux films de Disney, depuis les Fables d’Esope pour les premiers courts métrages jusqu’au Livre de la Jungle de Kipling pour le film de 1967, en passant par Les aventures de Pinocchio de Collodi ou les Contes de Perrault pour La Belle au Bois Dormant et Cendrillon.
En 1935, Disney séjourne plusieurs semaines en Europe. Venu pour recevoir une médaille honorifique de la Société des Nations, il en profite pour ramener en Californie le plus grand nombre possible de livres illustrés, afin de constituer une réserve d’images destinée à inspirer la production des studios. Ce trésor de plus de trois cents ouvrages est toujours en partie conservé dans l’un des départements de The Walt Disney Company aux environs de Los Angeles. Les éditions du XIXe siècle et du début du XXe siècle dominent largement la sélection, avec les contes des frères Grimm et de Perrault. Parmi les illustrateurs, J.J. Granville figure en bonne place, dans des éditions originales, mais aussi Gustave Doré et des artistes allemands comme Ludwig Richter Moritz von Schwind et Heinrich Kley. Les Anglais sont représentés par des éditions d’Alice au Pays des merveilles de Lewis Carroll et de Peter and Wendy de James M. Barrie, illustrées par Arthur Rackham ou John Tenniel.
Sources cinématographiques
A ses débuts en 1922, Disney possède quelques rudiments en animation, puisés dans les ouvrages de Edwin G. Lutz (Animated Cartoons, 1920) et de Eadweard Muybridge, célèbre photographe de la fin du XIXe siècle spécialiste de la locomotion humaine et animale. Il connaît aussi les praxinoscopes du Français Emile Reynaud, les films d’un autre Français, Emile Cohl, qui collabora avec le dessinateur Benjamin Rabier, et ceux du pionnier américain Winsor McCay, qui réalisa en 1909 Little Nemo, puis en 1914 le célèbre et inégalé Gertie le dinosaure.
Pour Disney, le monde du cinéma est une source inépuisable d’inspiration. Dès les années trente, l’actualité cinématographique inspire ses courts métrages, parfois de façon littérale, comme The Mad Doctor (1933) qui reprend avec humour des scènes du Frankenstein de James Whale (1931) ou Modern Inventions (1937) où Donald connaît des mésaventures similaires à celles de Charlot dans Les Temps modernes (1936). Le cinéma expressionniste allemand marque de façon plus profonde les premiers longs métrages de Disney : l’empreinte du Faust de Friedrich Murnau (1926) est omniprésente dans plusieurs séquences de Fantasia.
Architecture et paysage
Traité avec un soin extrême, le décor a un rôle capital dans les films de Disney. La Camera multiplans, caméra inventée et utilisée par les studios Disney, nécessite de grands décors panoramiques le long desquels elle peut se déplacer. Peints à la gouache sur carton, sur verre ou sur celluloïd pour les premiers plans, ces décors sont réalisés par des artistes spécialisés.
Les repérages sur le terrain, y compris en Europe, sont fréquents. Le village de Pinocchio est ainsi directement emprunté à la cité médiévale de Rothenburg en Bavière. Le château de La Belle au Bois Dormant est un croisement entre les enluminures des Très Riches Heures du Duc de Berry, les dessins de Viollet-le-Duc et les extravagances architecturales des châteaux de Louis II de Bavière. Les forêts s’inspirent de la peinture chinoise du XVe siècle, d’estampes japonaises ou des forêts américaines ou anglaises. Quant aux vues à vol d’oiseau, elles empruntent aux peintres régionalistes américains Grant Wood et Thomas Hart Benton. On reconnaît bien l’influence de paysages de Gaspard Friedrich et de Arnold Böcklin dans Fantasia, comme celle des primitifs flamands et italiens dans les décors de La Belle au Bois Dormant.
Anthropomorphisme
Les illustrateurs du XIXe siècle et du début du XXe, qui ont radicalement renouvelé le thème de l’anthropomorphisme, ont profondément influencé les studios Disney : Grandville, Honoré Daumier, Gustave Doré, Benjamin Rabier, l’Allemand Heinrich Kley, l’Anglaise Beatrix Potter, sont les sources de nombreux personnages de Disney. Si celui-ci traite le plus souvent ces animaux anthropomorphisés avec bienveillance, il est des films où la métamorphose, des arbres notamment, engendre la répulsion et la terreur, comme dans la scène de Blanche-Neige et les Sept Nains où l’héroïne s’enfuit dans la forêt après avoir failli être assassinée.
Les sources des personnages de Disney
La genèse des personnages suit un processus complexe, au fil d’innombrables réunions auxquelles Walt Disney participe activement. Il lui arrive ainsi de fixer les principaux traits de caractère d’un personnage ainsi que son apparence graphique, si les propositions des dessinateurs ne le satisfont pas. De ces échanges et de la combinaison de plusieurs sources, historiques, picturales, cinématographiques, naissent finalement les principaux personnages, qui sont ensuite animés à partir de feuilles de modèle, parfois de prototypes en plâtre.
Mais cette genèse reste délicate à reconstituer tant les rôles des scénaristes, des dessinateurs et de Disney lui-même sont imbriqués. A cet égard, le personnage ambivalent de la Reine-Sorcière dans Blanche-Neige constitue un bon exemple. Alors que Disney suggère de son coté que la Reine soit un mélange de Lady Macbeth et du Grand Méchant Loup, son visage est finalement inspiré par celui de l’actrice américaine Joan Crawford (1908-1977) et son apparence générale semble dériver de la statue-colonne du portail de la cathédrale de Naumberg (Allemagne). La transformation de la Reine en Sorcière est empruntée aux différentes versions cinématographiques de Docteur Jekyll et Mister Hyde. Et la Sorcière elle-même reprend la tradition iconographique développée par le XIXe siècle sur ce thème.
Salvador Dali : l’aventure de Destino
Salvador Dali et Walt Disney se vouaient une admiration réciproque. On ne sait lequel des deux fit le premier pas : sans doute Disney proposa-t-il une collaboration à Dali quand celui-ci travaillait à Hollywood, en 1945, pour le film d’Hitchcock, La Maison du Dr Edwards. Lorsque la presse américaine connut le projet, elle se gaussa de la rencontre improbable entre l’univers du « Maître des montres molles » et celui du « Maître de Mickey Mouse ». Mais le film, intitulé Destino, ne vit pas le jour du vivant des deux hommes. Une centaine de dessins et de peintures subsistent de cette aventure, dont les plus spectaculaires sont présentés dans l’exposition. Destino fut finalement achevé en 2003 à partir du travail de Dali, sous la direction de Roy E. Disney, neveu de Walt.
L’influence de l’univers de Disney sur l’art contemporain
La production des studios Disney suscite très tôt l’intérêt des artistes, et d’abord celui du monde du cinéma. Eisenstein et Prokofiev, alors qu’ils conçoivent Ivan le terrible (1945), s’intéressent au travail accompli par Disney et le chef d’orchestre Léopold Stokowski pour Fantasia. Au milieu des années 60, la popularité de Disney est immense, universelle. Depuis la sortie de Blanche-Neige en 1937, plusieurs générations ont été élevées au rythme de ses films et elles en gardent un souvenir. Avec le Pop Art, les personnages de Mickey et de Donald gagnent le statut d’icônes.
Comme le résume le peintre français Robert Combas en 1977 : « Mickey n’est plus la propriété de Walt, il appartient à tout le monde ». Après avoir largement puisé dans l’art occidental de toutes les périodes, l’univers de Disney devient à son tour une source d’inspiration pour des artistes aussi divers que Christian Boltanski, Bertrand Lavier, Peter Saul, Erró ou Gary Baseman.
© Réunion des musées nationaux
Source : http://www.rmn.fr/disney/index1-1.html
24 septembre 2006
Les nymphéas (Monet, Musée de l'Orangerie)
Voici les images des tableaux, ainsi que les commentaires correspondants, issus du site du musée de l'Orangerie. Mes photos ne sont en effet guère publiables, les oeuvres étant présentées dans des salles ovales, la déformation angulaire est trop important à corriger.
Source : http://www.musee-orangerie.fr/homes/home_id24799_u1l2.htm
En tout cas, ce sont des oeuvres impressionnantes, fort intéressantes à regarder, que cela soit de près ou de loin, pour voir les détails (ou plutôt se rendre compte que quelque chose qui peut paraître très grossier vu de près, rend très bien et paraît très minutieux et étudié de loin. Je tiens à signaler que lors de la réalisation de ces oeuvres immenses, Monet était atteint de cataracte bilatérale, et donc quasiment aveugle, et ceci explique parfaitement son trait de pinceau.
Voici donc la présentation "officielle" de cette exposition permanente, à aller voir !
Dans deux vastes salles elliptiques, sur 2 mètres de hauteur et près de 100 mètres linéaires, se déploie un paysage d'eau jalonné de nymphéas, de branches de saules, de reflets d'arbres et de nuages, " illusion d'un tout sans fin, d'une onde sans horizon et sans rivage " selon les termes mêmes de Monet. Manifestation tardive et longtemps jugée déroutante d'un impressionnisme auquel la monumentalité et l'absence de toute figure humaine confèrent une caractère abstrait, cette immense ensemble mural est la somme de toute une vie d'artiste.
Poursuivi pendant douze ans, de 1914 à 1926, il puise dans l'univers familier de Monet : le " jardin d'eau " de sa propriété de Giverny, entouré d'arbres et orné de plantes aquatiques, devant lequel, trente ans durant, le peintre posa son chevalet pour en sonder les rythmes changeants. Sans solution de continuité, il évoque la marche des heures, depuis le Matin à l'est, jusqu'au Soleil couchant à l'ouest.
Offerts par Claude Monet à la France le lendemain même de l'armistice du 11 novembre 1918, les Nymphéas furent installés selon ses plans à l'Orangerie en 1927, quelques mois après sa mort. Des transformations des années soixante eurent longtemps pour effet de dénaturer les aménagements originaux mais la rénovation du musée va permettre aux Nymphéas d'en redevenir le cœur vivant et de retrouver la plénitude de leur sens.









